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(sources: lidovky.cz, tyden.cz)
Dans la partie tchèque de la Silésie, les inscriptions polonaises d’une trentaine de panneaux de signalisation ont été endommagées. Le Président tchèque, Vaclav Klaus, s’est rendu sur place pour faire état de la situation. Son voyage fait suite à la visite du Président polonais, Lech Kaczynski, à Prague la semaine dernière, pendant laquelle ce problème a été évoqué.
Pour accueillir son homologue polonais, le Président tchèque s’apprêtait à parler de relations idylliques entre les deux pays. La dégradation des panneaux a été critiquée par le Président polonais qui a rencontré à Prague les représentants de la minorité polonaise. Il a exprimé son désarroi, rappelant que des Polonais vivent dans la région de Tesin depuis près de mille ans: ces populations «sont aujourd’hui des citoyens de la République tchèque, qui maintient avec la Pologne des relations amicales»; il s’agit donc de citoyens qui se doivent d’être loyaux à la République tchèque, sans pour autant abandonner leur langue et culture polonaise. La flambée nationaliste n’a donc, d’après le Président, aucun fondement.
Près de 40.000 habitants de la région de Tesin se déclarent aujourd’hui de nationalité polonaise, ce qui explique que les inscriptions de plusieurs noms de lieux soient dans les deux langues.
«On se croirait en 1937 et pas au début du 21e siècle», s’étonne Jacek Sikora de Glos Lidu, journal local publié pour la minorité polonaise. «La meilleure période était le régime communiste, on avait le même ennemi: le régime totalitaire», conclut le journaliste.
Les Polonais n’ont, pour l’instant, pas réagi à ces provocations. Les autorités tchèques espèrent donc que cette flambée nationaliste s’éteindra d’elle-même.