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Les Roms quittent la République tchèque en espérant une vie meilleure à l’étranger
Catégorie Brèves CZ, République Tchèque | Laisser un commentaire
Sources: Pravo, denik.cz, romea.cz
Les Roms vivant en République tchèque continuent à quitter massivement le pays, où ils se sentent victimes de discriminations. Ces départs ne sont pas une nouveauté, c’est leur stratégie qui change: ils essayent de partir sans se faire remarquer.
Parmi leurs destinations les plus fréquentes figurent les pays de l’Europe occidentale où sont déjà installées leurs familles: la Grande-Bretagne, l’Irlande ou les Pays-Bas. Les plus courageux et qualifiés optent pour les destinations d’outre-mer, dont le Canada. A la suite de l’explosion de leurs demandes d’asile depuis janvier 2009, Ottawa a réintroduit les visas pour les citoyens tchèques; leurs départs pour cette destination ont donc attiré l’attention des médias. De leur côté, les autorités canadiennes parlent d’immigrés économiques dont plus de la moitié n’ont aucune chance d’obtenir l’asile.
Les Roms tchèques se plaignent depuis plusieurs années de discriminations dans la recherche de logement ou de travail. De plus, ils sont souvent la cible d’attaques de néonazis. Leur intégration par l’école est également en panne: début septembre, l’organisation «Ensemble à l’école» a rappelé que 27% des enfants roms fréquentent les écoles pour enfants handicapés. «Leur chance de terminer le collège ensemble avec d’autres enfants non-roms est de 50%», admet Klara Laurencikova, responsable des programmes sociaux du ministère tchèque de l’Education.
En réaction à ces discriminations, les organisations rom tchèques préparent depuis plusieurs mois un projet appelé Exodus. Elles veulent trouver des financements pour permettre à 100.000 Roms de quitter le pays. Avant la mise en place du projet, ils comptent cependant attendre le résultat des élections législatives, en octobre ou novembre prochain, pour discuter de leur situation avec les nouveaux élus.
De même, les organisations non-gouvernementales estiment que l’action des hommes politiques est primordiale: «Il est illusoire de penser que le problème disparaîtra avec l’émigration. On peut empêcher cet exode en aidant les Roms à trouver un emploi et en améliorant la coordination des politiques de l’Etat», considère Martin Nebesar, directeur de la Maison de la culture rom.